EuroWire , BRUXELLES , 6 février 2026. La Commission européenne a confirmé examiner d'éventuels ajustements au régime des visas de court séjour de l' Union européenne. Ces ajustements permettraient à certains professionnels non européens de séjourner dans l'UE au-delà de la limite actuelle de 90 jours, sur une période de 180 jours. Cet examen s'inscrit dans le cadre d'une évaluation continue des règles de mobilité et de visas de l'UE, afin de répondre à l'évolution des besoins du marché du travail et des activités économiques transfrontalières. En vertu de la réglementation Schengen en vigueur, la plupart des ressortissants de pays tiers sont autorisés à séjourner dans l' UE jusqu'à 90 jours sur une période de six mois sans avoir besoin d'un visa de long séjour ni d'un titre de séjour.

La Commission a indiqué que ce système présente des difficultés opérationnelles pour certains groupes professionnels dont l'activité exige une présence répétée ou prolongée dans plusieurs États membres de l'UE. L'évaluation porte sur des catégories professionnelles définies plutôt que sur des modifications générales du régime des visas. Dans un document d'orientation communiqué aux États membres, la Commission a identifié six catégories professionnelles susceptibles de bénéficier de séjours plus longs ou de modalités de visa plus souples. Il s'agit notamment des artistes en tournée se produisant dans plusieurs pays, des athlètes professionnels participant à des compétitions sportives, des spécialistes travaillant sur des projets transfrontaliers, du personnel soutenant les industries et les services basés dans l'UE, et des conducteurs routiers assurant des services de transport et de logistique pour des entreprises opérant au sein de l'Union. Le document mentionne également les professionnels dont l'activité professionnelle implique des déplacements fréquents entre États membres dans le cadre d'obligations contractuelles.
Selon la Commission, ces professions contribuent à la continuité d'activités dans des secteurs tels que la culture, le sport, les transports, l'industrie et les services techniques. Les artistes et les athlètes en tournée rencontrent souvent des difficultés logistiques dans le cadre du système actuel, en raison de la fréquence élevée des événements organisés dans plusieurs pays. Des spécialistes et des techniciens transfrontaliers sont fréquemment requis sur place pour des projets d'infrastructure, industriels et de services qui dépassent la durée de séjour autorisée. La Commission a également appelé les États membres de l'UE à simplifier et à accélérer les procédures de visa pour les travailleurs qualifiés. Elle a constaté que la longueur des délais de traitement et la diversité des exigences nationales peuvent compliquer l'accès légal aux professions qui soutiennent l'activité économique de l'UE.
Les règles actuelles de l'espace Schengen et la limite de 90 jours
Le document souligne la nécessité de procédures plus claires, d'une meilleure coordination entre les autorités nationales et d'une application plus uniforme des règles de visa au sein de l'Union européenne. Le transport et la logistique ont été identifiés comme des secteurs où les contraintes de mobilité ont des conséquences concrètes. Les chauffeurs routiers travaillant pour des entreprises de l'UE doivent souvent effectuer des entrées de courte durée répétées dans plusieurs pays, ce qui peut s'avérer difficile à gérer dans le cadre actuel. La Commission a indiqué que la prise en compte de ces problématiques pourrait améliorer l'efficacité des chaînes d'approvisionnement tout en respectant les limites juridiques et réglementaires existantes. Cette révision n'entraîne pas de modifications immédiates des règles de visa et ne remet pas en cause la compétence des États membres en matière d'immigration. Toute modification du régime des séjours de courte durée nécessiterait des discussions et un accord entre les gouvernements de l'UE, ainsi qu'une harmonisation avec la réglementation Schengen en vigueur.
Le rôle de la Commission est d'évaluer les options politiques et de formuler des recommandations fondées sur des considérations économiques et administratives. La Commission a précisé que tout ajustement futur ne concernerait que des activités professionnelles clairement définies et comprendrait des garanties assurant le respect du droit européen de la migration. Cet examen ne propose pas un accès illimité au marché du travail de l'UE et ne remplace pas les systèmes existants de visas de longue durée ou de titres de séjour. Il vise plutôt à déterminer si des prolongations limitées ou des dispositifs adaptés pourraient répondre aux besoins opérationnels sans modifier la structure globale des contrôles aux frontières de l'UE . Les responsables européens ont indiqué que cette évaluation s'inscrit dans le cadre des efforts continus de modernisation des systèmes administratifs régissant la mobilité et les déplacements professionnels.
Conformité aux exigences du droit européen en matière de migration
La Commission a déjà mis en place des outils numériques et des mises à jour procédurales visant à améliorer le traitement des visas et la gestion des frontières, notamment pour les voyages d'affaires et professionnels légitimes. Les conclusions de cet examen seront discutées avec les États membres et les parties prenantes concernées dans le cadre de la procédure de consultation habituelle de la Commission. Aucun calendrier de mise en œuvre ni proposition législative n'ont été annoncés. Toute mesure ultérieure sera prise conformément aux procédures législatives européennes établies et nécessitera l'approbation formelle des institutions compétentes. La Commission a souligné que cet examen se fonde sur des besoins administratifs et économiques documentés, identifiés par les États membres et les secteurs d'activité. Des informations complémentaires seront communiquées à l'issue des consultations et des évaluations internes, conformément aux processus d'élaboration des politiques de l'UE .
L’article « L’UE envisage une flexibilité en matière de visas pour six groupes professionnels » est paru initialement sur London Dawn .
